"Chirac en prison, José Bové à la maison !"
C'est autour de cette affirmation, clamée ou écrite,
que des milliers de femmes, d'hommes se sont rassemblés
le dimanche 22 juin


Plantu, "Le Monde" du 24 juin 2003

Quelques heures
plus tôt,
le Gouvernement
Raffarin-Sarkozy-Perben
lançait une
"opération commando"
sur le plateau
du Larzac :
ce dimanche,
à l'"heure du laitier"
(6 h du matin),
hélicoptère,
gendarmes mobiles
munis
de gilets pare-balles

par dizaines (80), chiens policiers, porte d'entrée défoncée, menottes aux poignets... S'agissait-il d'arrêter un escroc, "quelqu'un qui avait détourné l'argent public", un "dangereux malfaiteur", un "bandit de grand chemin", "l'ennemi public N° 1" ?

Photos de la manifestation à Pommiers, le jour même (venue avortée de P.Clément).


Non, José Bové, le syndicaliste paysan non-violent, avait voulu alerter l'opini
on et les élus sur les risques des OGM et de la "malbouffe"pour la santé et l'agriculture (1), sur les dangers de la mondialisation libérale et de la "marchandisation" du vivant et des biens communs, pour toute société humaine… Il attendait chez lui, au hameau de Potensac, le "bon-vouloir" du pouvoir, interpellé par le soutien que des centaines de milliers de citoyens avaient adressé à Jacques Chirac en faveur de ce porte-parole de la Confédération Paysanne. Le droit de grâce présidentiel viendra sans doute en son temps, si nous l'exigeons avec force…

Faut-il rappeler que, "lorsque les troupes de la très chiraquienne FNSEA avaient saccagé deux entrepôts de viande à Fougères, la justice avait fermé les yeux" et Claude Guéant, préfet de l'époque (aujourd'hui directeur de cabinet de Sarkozy) avait fait rembourser par l'Etat les 10 millions d'euros de dégâts (2)...

L'heure est au soutien de José Bové (numéro d'écrou : 22 377 Y, bloc A 07, 34953 Villeneuve-lès-Maguelone) aux côtés de la Confédération Paysanne, d'Attac, de la Ligue des Droits de l'Homme, du MRAP,… Elle est à la mise en cause d'une justice à plusieurs vitesses "selon qu'on est puissant ou pas, syndicaliste ou non, de la FNSEA ou de la Confédération paysanne, etc."


Sous ces photos encadrées, une 2e illustration
Notes - (1) A la suite de quoi, l'Union Européenne avait décidé d'un moratoire sur les OGM.
(2) Et que dire du saccage du Ministère de l'environnement ou des 500 000 F de dégâts à Roanne en 2002 ?
A Evian, G8 illégitime
Manifestations
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